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Née en 1968 à Sofia, dans la Bulgarie communiste, Rouja Lazarova étudie la littérature et la langue françaises, d’abord au Lycée français de Sofia, puis à l’université de Sofia Saint Clément d’Ohrid.

De 1984 à 1990, elle publie des nouvelles dans des revues littéraires, notamment Rodna retch (« Langue maternelle »), mensuel pour les « jeunes écrivains » inscrit dans la ligne officielle du régime, mais où ont débuté la plupart des écrivains bulgares, dont le si regretté Viktor Paskov.

À partir de 1986, elle participe au lancement de Literaturna Academia et Ah, Maria !, publications littéraires des Presses de l’université de Sofia, dans l’ambiance électrisée de la glasnost.

Après avoir vécu la révolution de 1989 et ses désenchantements, elle s’installe à Paris et poursuit ses études à l’Institut d’études politiques. Elle commence à écrire en français, d’abord des articles de presse, puis de la littérature.

Elle publie son premier roman Sur le bout de la langue en 1998, aux éditions 00h00.com (zéro heure), première maison d’édition en ligne lancée par Jean-Pierre Arbon, ex-directeur général de Flammarion et futur chanteur-poète.

À cette époque, Rouja Lazarova fréquente les Marronniers, bistrot parisien où officie la société Perpendiculaire, une joyeuse bande d’intellectuels subtils et décalés – Jean-Yves Jouannais, Nicolas Bourriaud, Christophe Duchatelet, Christophe Kihm –, et que Michel Houellebecq vient de quitter.

S’ensuivent trois romans, Cœurs croisés (Flammarion 2000), Frein, (Balland 2004) et Mausolée (Flammarion 2009).

Dans son œuvre, Rouja Lazarova explore avec obsession ses hantises, celles des totalitarismes du XXe siècle : la peur, la violence réelle ou symbolique, la manipulation mentale. Elle interroge la langue avec sa sensibilité formée par vingt ans de propagande. Mais elle va aussi vers l’intime, elle scrute le corps, et sonde le désir.

Son écriture vive et imagée résonne comme avec un accent, son style est sobre, imprégné d’une douce ironie.

 


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